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Sophinette
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SurfriderPar Sophinette :: 27/02/2008 à 22:11 :: Fevrier2008
Qu'est ce que c'est ? Notre littoral est de plus en plus fragile, il est de plus en plus exposé aux dégradations environnementales que provoque l’activité humaine. La prise de conscience est indispensable, il faut agir au quotidien pour le développement durable de notre planète. Agir maintenant c’est agir pour demain. Ensemble nous ferons avancer les choses ! Ce grand nettoyage est l’occasion de soulever les problèmes de gestion des déchets tant au niveau individuel que collectif. Agissons ! Faire comprendre que le tri des déchets est d’une très grande importance puisqu'il favorise la protection de l'océan et des cours d'eau : par exemple, une bouteille en plastique jetée sur la plage mettra plusieurs siècles à disparaître. C’est grâce à vous acteurs locaux, groupes scolaires, pratiquants d'activités nautiques, comités d'entreprises, étudiants... que l’évènement prendra de l'ampleur et surtout, favorisera les comportements éco-citoyens. Pour que les plages et les cours d'eau retrouvent leur aspect d'origine, le but est bien sûr de nettoyer mais aussi de montrer à tous -citoyens et pouvoirs publics- qu'il faut agir : environ 6 400 000 tonnes de déchets sont versés chaque année dans les océans. Comment ? Surfrider Foundation Europe coordonne l'opération et apporte son soutien logistique depuis le siège à Biarritz, France. Elle se déroule sur 3 jours consécutifs au mois de mars. C'est LE rendez-vous incontournable des amoureux de l'océan et des cours d'eau afin de leur rendre leur vraie nature. Des bénévoles, des associations et des antennes Surfrider Foundation Europe organisent ou participent aux nettoyages. L'organisateur reçoit un kit lui permettant de mobiliser d'autres bénévoles pour organiser un nettoyage. Ce kit comprend : banderole, journaux de l'association, supports pédagogiques, stickers, affiches pour annoncer le nettoyage ainsi qu'un guide de l'organisateur. Les participants consultent la liste des nettoyages de plages sur le site des IO pour connaître les lieux de nettoyages. Il suffit ensuite de s'inscrire sur le site et le jour venu, de se rendre à l'endroit et à l'heure indiquée. AnxiogènePar Sophinette :: 14/02/2008 à 21:56 :: Fevrier2008
Notre Vénérable et Illustre a encore frappé ... Après Guy Moquet, Carla Bruni, Carlos, Henri Salvador, Mireille Mathieu ... jolie salade de fruits ... c'est le cocktail Sarko, un peu de ci un peu de ça on remue, on agite, on s'agite, on bling bling et hop hop on doit "parainer" un petit déporté ... Je suis ulcérée ... A chaudPar Sophinette :: 06/02/2008 à 12:43 :: Fevrier2008
Voilà, l'humeur de ce matin... La révolte de l'absurde. Je voudrais faire entendre ma voix à des instances sourdes. Comments est-ce possible. De ma bouche ne sort aucun son audible par la masse et eux sont sourds de toutes façons. Je suis semblable à Don Quichote. Je suis naïve. Je me berce d'illusions. Je ne suis qu'une poussière au milieu du désert. Autant dire que ma souffrance actuelle et passée est niée, reléguée au rang de dossier dans une foule d'autres plus sordides les uns que les autres, comme morte, niée une seconde fois. Une punition après l'autre. Après Lui, le système. Je paye (ironique non?) encore pour des fautes que je n'ai pas commises; et au milieu de tout cela je continue d'avoir mal. Plaie sans cesse réouverte, jamais refermée vraiment. Je suis usée d'attendre, et après l'attente est-ce que j'attendrai encore? A quoi bon? Et si tout finissais maintenant? A quoi bon? Je suis à bout. Je crie et l'on ne m'entend pas. Venez me bercer et me dire que tout ira bien. Un jour. Dites-le moi, encore, même si je sais que c'est faux. Dites-le moi, je veux l'entendre, ça me fait du bien. Une seconde. Une seconde de sérénité et de confiance, cela n'a pas de prix, surout pas 95 300$. Foutaise. Tout cela pour cela! A bien y réflechir, je ne sais pas si j'en veux, c'est beaucoup trop douloureux. Sans façon. Merci quand même. Au final, vous avez tout gâché.
PardonnerPar Sophinette :: 31/01/2008 à 1:38 :: Janvier2008
Pardonner ce n'est pas accorder une bénédiction angélique et naïve, ce n'est pas valider un comportement injustifiable, ce n'est certainement pas tendre la joue gauche. Mais c'est ouvrir la porte vers la liberté. Pardonner c'est s'ouvrir à l'avenir, tant que l'on ne l'a pas fait , une partie de soi est bloquée, comme empêchée d'aller plus loin. Régler ses comptes, savoir à qui on en veut ou pas ou plus; cela vous apaise et vous rend incroyablement solide. Pardonner ce n'est pas oublier mais vivre en paix avec sa blessure. Se réconcilier avec soi. Petite fillePar Sophinette :: 25/01/2008 à 2:26 :: Janvier2008
Petite fille, je ne connais pas ton nom. Peut-être Malika, Leïla ou Nassima. Ou peut-être Hind (« Inde » en arabe), celui qu’on donne aux plus belles. Aux belles d’entre les belles. Je ne connais pas ton nom, mais tes yeux me parlent. J’aime leur couleur « moreno de verde luna », selon l’image du grand poète andalou Federico Garcia Lorca dans le « Romancero gitano ». Image que l’on pourrait traduire, maladroitement sans doute, par « brun-vert clairdeluné » ou « brun-vert olive ». Oui, tes yeux me parlent et j’entends tes mots : incompréhension, douleur, peur, incrédulité. Petite fille de Gaza, la rebelle, derrière les barreaux roses de ta maison, observant les funérailles de ton père ou de ton frère abattu par l’armée de Sion. Tu ignores peut-être que d’autres barreaux plus grands et plus terribles enserrent la langue de terre où ton peuple a été parqué depuis un demi-siècle. Sans doute de la terrasse de chez toi, observes-tu à l’approche de la nuit de grands oiseaux de feu qui trouent le ciel et s’en vont. Ce ne sont, hélas, point des créatures d’Allah, mais des hélicoptères et les lueurs qui s’en échappent ne sont pas des rayons de lune mais le feu à jet continu des mitrailleuses. Petite fille dont les lèvres s’ouvrent de stupeur et qui pourtant conservent l’innocence des pétales fraichement écloses des roses d’Ispahan, je sens ton cœur chamader contre le mur où tu tentes de trouver un peu de chaleur et d’affection. En toi, soudain un grand vide, comme si toute ta petite personne se dérobait sous tes jambes, comme si ce que tu voyais par-delà les barreaux te projetait d’un seul élan dans l’innommable du monde. Petite fille de Palestine, je devine pourtant, à tes mèches rebelles, à cette larme au bord de tes yeux qui ne veut pas couler, que l’essentiel en toi, l’essentiel de toi, n’a pas été ébranlé. Je devine que demain, tu grandiras avec une détermination sans faille, celle que les « moustafikin » (« hypocrites » en arabe) et les bavardeurs des droits de l’homme, qualifieront probablement de « féroce ». Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils n’ont jamais vu la mort de près. Ils sèment cette mort derrière le blindage d’acier de leurs chars ou depuis la carlingue de leurs chasseurs-bombardiers volant à 10.000 pieds. Puis, ils rentrent tranquillement au bercail pour lire des contes de fée à leurs enfants afin de les aider à s’endormir, affectueux et humains en diable. Petite fille dont on a brisé l’enfance, sache que nous serons nombreux, de plus en plus nombreux, à ne pas te condamner le jour où, devenue femme, tu décideras de frapper l’ennemi. Car comme le dit le grand poète palestinien Mahmoud Darwich : « Mon pays commence depuis moi-même ». Petite fille, tu es un pays à toi toute seule. Un pays à naître. Un pays qui vagit, qui tressaute, qui hurle dans l’indifférence des bienpensants de l’Occident judéo-chrétien. Un pays qui naîtra un jour. Forcément. Aux forceps… Petite fille palestinienne, tu es ma fille. J’éprouve la tendreté de ta peau contre la mienne, je te serre entre mes bras, je t’étreins. Je ne cesse de t’étreindre malgré les barreaux qui emprisonnent la sourde énergie de tes six ans. Soleil, ô soleil, c’est ce que tu es, oui… Texte de Raphaël Confiant A Gauche ...Par Sophinette :: 12/12/2007 à 18:26 :: Decembre2007
Ma gauche où es-tu ?
... de maman ... La Loutre pleurePar Sophinette :: 21/11/2007 à 8:24 :: Novembre2007
D'après "Solaar Pleure" librement transformé ... Fuck la terre, si je meurs voici mon testament :Déposez des cendres dans la bouche de tous mes opposants Virez à coup d'pompes tous les faux qui viennent se recueillir J'veux des fleurs et des gosses, que ma mort serve leur avenir Peut être comprendront-ils le sens du sacrifice La différence entre les valeurs et puis l'artifice. Je sais qui pleurera et pourquoi, Vous êtes les bienvenus, y aura pas de parvenus Juste des gens de la rue La presse people n'aura que des smicard et des sans papiers Des costumes mal taillés, même si les mecs voulaient bien s'habiller Ci gît La Loutre ..., Initiale SB Une petite qui a voulu que sa vie soit comme une poésie Et surtout va pas croire qu'y aura dix milles mecs Je n'étais pas parti complètement en vrille. On me jette de la terre, on dépose quelques fleurs . Seul sous son saule pleureur : Sophie Pleure. Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure Mon âme monte, je vous vois tous en contre plongée C'est ceux qui sont déjà partis que je m'en vais retrouver Ne vous inquiétez pas (pas trop), non, je pars pour le paradis Pas pour parader mais professer la 7ième prophétie. J'ai tenu tête aux maîtres, aux prêtres, aux traîtres, Aux faux culs sans cortex qui dansent encore le funky jerk. Si c'est toi, courbe-toi, marche profil bas et tais-toi. Recherche une aura sinon va, tiens ! gomme toi. Excusez pour le mal que j'ai pu faire, il est involontaire Je n’ai pas été à la hauteur Je regrette et pour être honnête je souhaite que Dieu me fouette Mon Dieu tu es ma lettre, c’est rien qu’a toi que je dois un peu de respect Archange, comprend moi au nom du père (et pas du grand-père) Certains me trouvent exceptionnellle mais j'ai pas fait l'élémentaire Le loutre pleure, la feuille pleure, le bic pleure Et sous le saule pleureur : Sophie pleure. Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure Solaar il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure Je suis au paradis, je sillonne les plaines A la recherche de resquilleurs dans le jardin d'Eden J'ai contrôlé les anges, pas de haine mais pas d'ennemis Sinon j'ai le canif et j'inaugure le meurtre au paradis. J'ai joué au maigrelet chaque fois que l'on m'a provoqué Contemplatif et desordonné, j'ai pardonné sans pardonner Mais je n'étais pas une héroïne, juste une nana fait d'graisse et d'eau Maintenant je suis une âme qui plane perdu sans stylo. Eden exterminator, ange exterminatrice, Videur matador du divin examinateur M'assure que c'est par méprise que je trippe avec les anges Et m'envoie aussitôt vers les flammes et puis la fange. 500 one + 165, 111 x 6, le code barre de l'Antéchrist Je vois un porc et des sangliers Le feu et le sang liés Je prie car j'ai peur Satan rit Sophie pleure, Sophie pleure, Sophie pleure, ... NON, pourquoi moi ? C'est une erreur Gardes-moi, je suis noble de cœur Arrêtez la chaleur, je crache sur Belzébuth Je garderais ma foi et puis j'ai l'uppercut Pourquoi ce blâme ? Pourquoi ces flammes ? Pourquoi ce torréfacteur qui me crame ? Cet âne de Chétane plane sur nos âmes Il vit par le feu, périra par le lance-flammes Du lac Lancelot, double A du graal Rabbin, prêtre, imam Priez, aidez OIM, pourquoi moi ? Pourquoi ce karma ? J'ai porté la foi jusqu'à la main de Fatma Je suis comme une gladiatrice desperado Envoyée en enfer pour une mission commando Lucifer ne vois-tu pas que mon dieu est fort Si nous sommes soudés, nous t'enverrons toucher la mort. Sophie pleure, ses larmes éteignent les flammes Libère son âme, fait renaître la Femme Le diable est à l'agonie, unissons nos forces Bouddha grand Architecte, Thérésa bombons le torse Priez, aidez-moi, il chancelle, il boite Il se consume, il fume, il n'a plus qu'une patte Je vois qu'il souffre, je vois qu'il hurle Il a créé le mal et c'est le mal qui le brûle Le bien pénètre chez la bête de l'apocalypse Comme poussé par une hélice pour que son aura s'éclipse Raël, Ezechiel et Swell, avec la lumière combattre le mal suprême Le mal hurle, je l'entends hurler Des fleurs poussent, el diablo est carbonisé Il implose, il explose, Et de l'antimatière jaillissent des ecchymoses Satan est mort, le bien reprend vie A quand la terre comme nouveau paradis On ne sait plus que faire, On ne sait plus quoi faire L'enfer est sur Terre et qui la gère ? Jachère ...Par Sophinette :: 23/10/2007 à 17:11 :: Octobre2007
Mea culpa ... !!! Honte à moi, pas de billet posté depuis le 5 mai ... à quoi est-ce du? A l'écoeurement post-avènement de Sarkozy? Une lassitude de la modeste auteure que je suis? Manque de temps, manque d'envie, de motivation? Un peu de tout cela ... mais j'ai bien eu le temps de me recalée dans mon nouveau rythme de travail, je suis fin prête à rebondir et à redonner de ma personne. Les sentiments de tristesse, de lassitude et d'abbattement laissent peu à peu place à de l'espoir et à l'envie; et ce bien que tout ne soit pas (encore) réglé (peut-être cela ne le sera jamais vraiment ... personne ne peut le dire, même si je l'espère secrètement tous les jours...). La complaisance est trop facile, trop douce presque, et, on finit par s'y oublier.
Mon texte est confus, opaque et limbique, mais à moi il me plaît ...
En tous ca j'ai eu le courage du non-renoncement, c'est bien parti, c'est (bien) reparti ! Long way ...Par Sophinette :: 15/05/2007 à 15:58 :: Mai2007
to happy ...
ça se résume à ça, trois mots pour dire à quel point je me fais chier; que cette vie de chien n'en finira jamais... Tu fais des trucs en pensant qu'un cercle vertueux va se mettre en place et tu attends toujours, indéfiniment ... On m'a parlé d'une surprise hier, comme une prémonition heureuse ... à vrai dire je n'y crois pas trop ... J'suis comme crucifiée à cette folie, engluée comme un oiseau mazouté qui n'a rien demandé; sonné par cette soudaineté, abrutie. Y'a bien quelquechose qui me sert de colonne vertébrale, mais c'est tellement ponctuel et fugace ... Ma gorge est plus serrée encore que le chas d'une aiguille ... Comprenne qui pourra, certains saurons lire entre les lignes ... J'ai mal à ma vie ... "intellos"Par Sophinette :: 07/05/2007 à 9:38 :: Mai2007
France des 53% voici les intellos que tu t'es choisie ! Ces nouveaux penseurs français vont incontestablement bien relever le niveau, tellement bien qu'il sera nivelé vers le bas !
Lisez ça fait rêver ... Gilbert Montagné Jean Marie Bigard Jane Manson Richard Virenque Gérard Depardieu Christian Clavier Jean Réno Fabrice Santoro Guy Forget David Douillet Doc Gynéco Bernard Tapis Steevy Josiane Balasko Laurent Gerra Enrico Macias Mireille Mathieu Faudel Bob Sinclar Martin Solveig Roger Hanin Pascal Sevran Patrick Sébastien Johnny Halliday Alain Prost Philippe Candeloro Basile Boli Pascel Gentil ... Où sont les philosophes, écrivains, cinéastes engagés et autres penseurs ... on se le demande ! Mal à ma GauchePar Sophinette :: 06/05/2007 à 21:22 :: Mai2007
Voilà ça c'est fait! Vous en en avez voulu, on va en bouffer.
Ca va faire mal et évidemment pas aux trois petits bourges que nous a montré France 2, les "Sixtine, Paul Antoine et autres Charles", non non, pas à eux mais aux jeunes des cités, aux anciens aux retraites de peau de chagrin, aux étudiants modestes qui vont s'enfoncer encore un peu plus dans la précarité, aux libres penseurs qui se verront muselés où leur choix de culture sera de choisir entre les séries US et la Star Ac. J'ai mal d'être française ce soir, un peu honte aussi. Honte de cette France qui se laisse si facilement charmée par les sirènes de la droite dure, bercée par un Sarkozy au discours mâtiné de relents âcres du F Haine. J'en ai pleuré, de me dire que l'on va morflé pendant 5 ans, que la Gauche est vraiment malade et que cela ne va pas s'arranger si cette Gauche continue à vouloir séduire le centre plutot que ses fondements, son histoire. Que faire et comment ? La France s'est droitisée, je ne fais pas partie et ne ferai jamais partie de cette France là. Que ces 53% et ses noires perspectives nous donnent la force de refonder une Gauche CREDIBLE, DYNAMIQUE et VIVE, porteuse d'espoir (on peut toujours rêver... c'est encore permis et gratuit...). A nous de jouer. Achetons nous de bonnes chaussures car les manifs va falloir les tenir. Nous allons crier, pourvu qu'on nous entende... C'est pas Sarko qui va balayer d'un revers de manche 150 ans de luttes pour les droits élémentaires humains. Sonnés mais pas morts Vive la révolution Hasta la victoria siempre Un autre est possible ... mais pas tout de suite encore ... Taper fort ... sinon ...Par Sophinette :: 23/04/2007 à 15:11 :: Avril2007
Un peu sonnés, n'est-cest pas? Il n'y a plus de gauche en France, et même le social-libéralisme est à bout de souffle. Et nul ne pourra dire que ce n'est pas le voeu du pays : la plus forte participation, comme lors de la ré-élection de Bush aux States. Le message est clair : la France en veut, elle en aura. Le mien tout autant : "Tout sauf Sarko"... On ne pourra pas dire qu'il y a des réserves de "sans-voix", d'abstentionnistes à convaincre. On ne pourra pas dire que la vie politique est éloignée des français. La participation est massive et le choix du pays est très clair : de l'ordre, de l'ordre, et une bonne guerre par dessus, avec ses camps (dit "zone de transit" ou "administratifs"), ses rafles, son armée d'occupation en zone pauvre (la BAC) et tous ses collabos, ses zélés missionnaires de la discrimination, du travail pour les travailleurs travaillant (et les autres à la poubelle). Nous aurons en prime l'eugénisme, les statistiques raciales, les communautarismes, le "dépistage" des troubleurs sociaux dès la maternelle. Nous aurons les années trente. Il serait de bon ton d'appeler au "sursaut", de faire semblant d'y croire encore. De dire que gagner à 51 c'est pas comme d'écraser à 54 (sondages déjà...). Je sais que nous n'avons d'autre choix que d'encaisser et de se relever encore. C'est l'histoire qui veut çà. Se sont les responsabilités que l'on a décidé un jour d'endosser et que l'on ne veut pas trahir. Mais ce sera pour demain. Aujourd'hui, je serre les dents. Je répare les volets pour me protéger de l'ouragan raciste, discriminatoire, guerrier et hystérique qu'annonce la météo électorale. Roxy girlPar Sophinette :: 20/04/2007 à 19:46 :: Avril2007
ZikPar Sophinette :: 13/04/2007 à 11:49 :: Avril2007
Les paroles de la chanson qui me fait le plus de bien de tous les temps, une composition géniale de mes amis de Incubus ... Merci d'être là ... lol ... on ne se connait pas ... mais heu ... tant pis ... c'est tout comme à force ! TALK SHOWS ON MUTE Take a bow Still en-transfixed Come one, come all Quick, Your time is almost up Still en-transfixed Come one, come all The foundation is canyon-ing Enduring with the sound turned off SurfPar Sophinette :: 11/04/2007 à 11:35 :: Avril2007
Débrief de la première session de 2007.
Trés beau temps, pas un nuage!, chaud environ 18°C, eau à 12°C agrémenté d'un petit vent frais. Vagues de 80 cm mais glassy. Les conditions parfaites pour une remise à l'eau après un hivernage cooconage de 8 mois. D. commence par essayer de me prendre en photo mais le temps que tout revienne ... et puis il a aussi envie de surfer lui ... ayé on est tous les 2, seuls à l'eau, seuls au monde ... Angoisse en entrant dans l'eau... est-ce que je vais mieux surfer que cet été? Saurais-je encore même surfer? Le bilan: oui je sais encore! et être "allégée" c'est du pur bonheur... je suis redevenue la loutre habile et agile dont le corps n'est plus un obstacle mais un outil de plaisir et de satisfaction. Il me faut néanmoins (re)trouver mes marques, mon placement et aussi un peu de vitesse d'éxécution; mais je ne me sens pas asphyxiée ni même fatiguée... je n'ose même pas me projeter dans quelques temps ... avec encore moins de ... l'HALLU ! Il me faut continuer avec assiduité mes séances de cardio, maintenir ma bonne condition physique et brûler, brûler et encore brûler de l'énergie pour faire surfer plus qu'avec mon corps avec mon esprit ... libre. Onfray VS SarkozyPar Sophinette :: 10/04/2007 à 19:34 :: Avril2007
Portrait de Nicolas Sarkozy,
acte 1.
La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas Sarkozy. Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy. Il me paraît assez probable que son temps passé - donc perdu...- avec Doc Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail, même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy - j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans une capeline républicaine bien inédite ... Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons d'austères sinistres. Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est 17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve blessé, il a lu mes pages de blog et me toise - bien qu'assis dans un fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin. Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la nervosité, plus j'exhibe mon calme. Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent, impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de gladiateurs. Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable. Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus, on vient se jeter dans la gueule du loup... » ! Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite, morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième. Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon démesurée, disproportionnée. Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses, écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif ? Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là, Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi.... Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière domestique. En l'absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance tenante... J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit dans ce potlatch de primitifs post-modernes ... Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose, dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre mes cadeaux... Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit plus de se faire de cadeaux. « Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? » tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets. La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais colère tout de même. Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en vedettes américaines - disons le comme ça...- de son discours d'investiture , sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui... Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui, pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens soudain Sénèque assis dans le salon de Néron... Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses, d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble de cette première demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue... Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous. Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement, autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être. Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée, claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune relation avec le social, la société, la politique, les conditions historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature. Onfray VS Sarkozy IIPar Sophinette :: 10/04/2007 à 19:33 :: Avril2007
A ce moment, je
perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite,
l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés, un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui interdit toute paix possible un jour. Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté, le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption, l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc. J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix, car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques, géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : « J'inclinerais pour ma part à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». « Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue outre-Atlantique ! La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien, qui constitue la scie musicale de la gauche ... Laissons de côté la théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit, capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement désireux d'avancer sur ce sujet. J'argumente : Lui dont chacun sait l'hétérosexualité - elle fut amplement montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré...-, a-t-il eu le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d'opter, finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun pédophile ne choisirait de l'être... L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte noire l'effroyable cadavre de son enfance. Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de l'Etat, puissent gouverner celui qui règne ! Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand , entre voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l' esprit , croyance en l' au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin. Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même. Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est « l'autre nom du communisme » ( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la page...) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j'aime bien les cadeaux ». Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »... Comme prévu. Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée. Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme ça... ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat. Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas... Du moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement : dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme. Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de l'accompagner, sans journalistes - il fait un mouvement de bras dans la direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la corporation... Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes...Voyons donc pour plus tard... Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose à faire ? Quand même... ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de voter... FroidPar Sophinette :: 30/03/2007 à 16:46 :: Mars2007
Avril, bientôt ...
Les fleurs, les premiers rayons de soleil, les ballerines sans chaussettes, les lunettes de soleil, les cafés à la terrasse, les premières sessions de surf un peu fraiches mais le ciel est bleu... Avril, vous êtes surs ? Novembre plutôt, il tombe de la neige fondue mèlée à de la grêle sur St Malo, le ciel est plombé comme une boite de conserve, le chauffage à fond, la goutte au nez ... On était prêt à se réveiller, comme les marmottes je vais attendre un peu ... pas envie là ! J'ai froid dedans, j'ai froid dehors ... The Constant gardenerPar Sophinette :: 29/03/2007 à 16:44 :: Mars2007
Synopsis Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l'accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel.Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître... Vu cet après midi, ma seule déception est de ne pas l'avoir vu au cinéma... Quel film bouleversant! Les acteurs jouent très bien et sont tous totalement crédibles. La bande son et les images sont également de toute beauté. Et comment peut-on s'ennuyer devant ce film ? Certes la réalisation est originale mais elle est réussie, l'histoire est dure à s | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||