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SophinetteDe tout, de rien, de la vie ... et de la mort forcément!

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Surfrider

Par Sophinette :: 27/02/2008 à 22:11 :: Fevrier2008

Qu'est ce que c'est ?

Notre littoral est de plus en plus fragile, il est de plus en plus exposé aux dégradations environnementales que provoque l’activité humaine. La prise de conscience est indispensable, il faut agir au quotidien pour le développement durable de notre planète. Agir maintenant c’est agir pour demain. Ensemble nous ferons avancer les choses !

Ce grand nettoyage est l’occasion de soulever les problèmes de gestion des déchets tant au niveau individuel que collectif. Agissons ! Faire comprendre que le tri des déchets est d’une très grande importance puisqu'il favorise la protection de l'océan et des cours d'eau : par exemple, une bouteille en plastique jetée sur la plage mettra plusieurs siècles à disparaître. C’est grâce à vous acteurs locaux, groupes scolaires, pratiquants d'activités nautiques, comités d'entreprises, étudiants... que l’évènement prendra de l'ampleur et surtout, favorisera les comportements éco-citoyens. Pour que les plages et les cours d'eau retrouvent leur aspect d'origine, le but est bien sûr de nettoyer mais aussi de montrer à tous -citoyens et pouvoirs publics- qu'il faut agir : environ 6 400 000 tonnes de déchets sont versés chaque année dans les océans.

Comment ?

Surfrider Foundation Europe coordonne l'opération et apporte son soutien logistique depuis le siège à Biarritz, France. Elle se déroule sur 3 jours consécutifs au mois de mars. C'est LE rendez-vous incontournable des amoureux de l'océan et des cours d'eau afin de leur rendre leur vraie nature. Des bénévoles, des associations et des antennes Surfrider Foundation Europe organisent ou participent aux nettoyages. L'organisateur reçoit un kit lui permettant de mobiliser d'autres bénévoles pour organiser un nettoyage. Ce kit comprend : banderole, journaux de l'association, supports pédagogiques, stickers, affiches pour annoncer le nettoyage ainsi qu'un guide de l'organisateur. Les participants consultent la liste des nettoyages de plages sur le site des IO pour connaître les lieux de nettoyages. Il suffit ensuite de s'inscrire sur le site et le jour venu, de se rendre à l'endroit et à l'heure indiquée.

Anxiogène

Par Sophinette :: 14/02/2008 à 21:56 :: Fevrier2008

Notre Vénérable et Illustre a encore frappé ... Après Guy Moquet, Carla Bruni, Carlos, Henri Salvador, Mireille Mathieu ... jolie salade de fruits ... c'est le cocktail Sarko, un peu de ci un peu de ça on remue, on agite, on s'agite, on bling bling et hop hop on doit "parainer" un petit déporté ... Je suis ulcérée ...

Claude Halmos, pédopsychiatre disait ce matin combien cela pouvait etre anxiogène pour certains enfants, d'avoir la "responsablité" de cette oeuvre/devoir de mémoire ...

D'autres actes plus humbles, sans médiatisations sont faits tous les jours dans les écoles de France... Comme si, on ne savait pas faire notre boulot, qu'on était pas capable de transmettre ces valeurs là ...

Encore une lubie, encore une ... C'est navrant !

A chaud

Par Sophinette :: 06/02/2008 à 12:43 :: Fevrier2008

Voilà, l'humeur de ce matin...

La révolte de l'absurde.

Je voudrais faire entendre ma voix à des instances sourdes. Comments est-ce possible. De ma bouche ne sort aucun son audible par la masse et eux sont sourds de toutes façons.

Je suis semblable à Don Quichote.

Je suis naïve.

Je me berce d'illusions.

Je ne suis qu'une poussière au milieu du désert.

Autant dire que ma souffrance actuelle et passée est niée, reléguée au rang de dossier dans une foule d'autres plus sordides les uns que les autres, comme morte, niée une seconde fois.

Une punition après l'autre.

Après Lui, le système.

Je paye (ironique non?) encore pour des fautes que je n'ai pas commises; et au milieu de tout cela je continue d'avoir mal.

Plaie sans cesse réouverte, jamais refermée vraiment.

Je suis usée d'attendre, et après l'attente est-ce que j'attendrai encore?

A quoi bon?

Et si tout finissais maintenant?

A quoi bon?

Je suis à bout.

Je crie et l'on ne m'entend pas.

Venez me bercer et me dire que tout ira bien.

Un jour.

Dites-le moi, encore, même si je sais que c'est faux.

Dites-le moi, je veux l'entendre, ça me fait du bien.

Une seconde.

Une seconde de sérénité et de confiance, cela n'a pas de prix, surout pas 95 300$.

Foutaise.

Tout cela pour cela!

A bien y réflechir, je ne sais pas si j'en veux, c'est beaucoup trop douloureux.

Sans façon.

Merci quand même.

Au final, vous avez tout gâché.

 

 

Pardonner

Par Sophinette :: 31/01/2008 à 1:38 :: Janvier2008

Pardonner ce n'est pas accorder une bénédiction angélique et naïve, ce n'est pas valider un comportement injustifiable, ce n'est certainement pas tendre la joue gauche.

Mais c'est ouvrir la porte vers la liberté.

Pardonner c'est s'ouvrir à l'avenir, tant que l'on ne l'a pas fait , une partie de soi est bloquée, comme empêchée d'aller plus loin.

Régler ses comptes, savoir à qui on en veut ou pas ou plus; cela vous apaise et vous rend incroyablement solide.

Pardonner ce n'est pas oublier mais vivre en paix avec sa blessure.

Se réconcilier avec soi.

Petite fille

Par Sophinette :: 25/01/2008 à 2:26 :: Janvier2008

Petite fille, je ne connais pas ton nom.

Peut-être Malika, Leïla ou Nassima. Ou peut-être Hind (« Inde » en arabe), celui qu’on donne aux plus belles. Aux belles d’entre les belles.

Je ne connais pas ton nom, mais tes yeux me parlent. J’aime leur couleur « moreno de verde luna », selon l’image du grand poète andalou Federico Garcia Lorca dans le « Romancero gitano ». Image que l’on pourrait traduire, maladroitement sans doute, par « brun-vert clairdeluné » ou « brun-vert olive ».

Oui, tes yeux me parlent et j’entends tes mots : incompréhension, douleur, peur, incrédulité.

Petite fille de Gaza, la rebelle, derrière les barreaux roses de ta maison, observant les funérailles de ton père ou de ton frère abattu par l’armée de Sion. Tu ignores peut-être que d’autres barreaux plus grands et plus terribles enserrent la langue de terre où ton peuple a été parqué depuis un demi-siècle.

Sans doute de la terrasse de chez toi, observes-tu à l’approche de la nuit de grands oiseaux de feu qui trouent le ciel et s’en vont. Ce ne sont, hélas, point des créatures d’Allah, mais des hélicoptères et les lueurs qui s’en échappent ne sont pas des rayons de lune mais le feu à jet continu des mitrailleuses.

Petite fille dont les lèvres s’ouvrent de stupeur et qui pourtant conservent l’innocence des pétales fraichement écloses des roses d’Ispahan, je sens ton cœur chamader contre le mur où tu tentes de trouver un peu de chaleur et d’affection.

En toi, soudain un grand vide, comme si toute ta petite personne se dérobait sous tes jambes, comme si ce que tu voyais par-delà les barreaux te projetait d’un seul élan dans l’innommable du monde. Petite fille de Palestine, je devine pourtant, à tes mèches rebelles, à cette larme au bord de tes yeux qui ne veut pas couler, que l’essentiel en toi, l’essentiel de toi, n’a pas été ébranlé.

Je devine que demain, tu grandiras avec une détermination sans faille, celle que les « moustafikin » (« hypocrites » en arabe) et les bavardeurs des droits de l’homme, qualifieront probablement de « féroce ». Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils n’ont jamais vu la mort de près. Ils sèment cette mort derrière le blindage d’acier de leurs chars ou depuis la carlingue de leurs chasseurs-bombardiers volant à 10.000 pieds.

Puis, ils rentrent tranquillement au bercail pour lire des contes de fée à leurs enfants afin de les aider à s’endormir, affectueux et humains en diable. Petite fille dont on a brisé l’enfance, sache que nous serons nombreux, de plus en plus nombreux, à ne pas te condamner le jour où, devenue femme, tu décideras de frapper l’ennemi. Car comme le dit le grand poète palestinien Mahmoud Darwich : « Mon pays commence depuis moi-même ».

Petite fille, tu es un pays à toi toute seule. Un pays à naître. Un pays qui vagit, qui tressaute, qui hurle dans l’indifférence des bienpensants de l’Occident judéo-chrétien. Un pays qui naîtra un jour. Forcément. Aux forceps…

Petite fille palestinienne, tu es ma fille. J’éprouve la tendreté de ta peau contre la mienne, je te serre entre mes bras, je t’étreins. Je ne cesse de t’étreindre malgré les barreaux qui emprisonnent la sourde énergie de tes six ans. Soleil, ô soleil, c’est ce que tu es, oui…

Texte de Raphaël Confiant

A Gauche ...

Par Sophinette :: 12/12/2007 à 18:26 :: Decembre2007

Ma gauche où es-tu ?



Ma gauche humaniste, sociale, porteuse d’espoirs et de rêves

Ma gauche du peuple, des ouvriers, des salariés

Ma gauche, pourfendeuses des inégalités

Où es-tu ma gauche ?



Ma gauche née de la Révolution,

Ma gauche rebelle de la Commune

Ma gauche unie du Front populaire

Où es-tu ma gauche ?

 

... de maman ...

La Loutre pleure

Par Sophinette :: 21/11/2007 à 8:24 :: Novembre2007

D'après "Solaar Pleure" librement transformé ...


Fuck la terre, si je meurs voici mon testament :
Déposez des cendres dans la bouche de tous mes opposants
Virez à coup d'pompes tous les faux qui viennent se recueillir
J'veux des fleurs et des gosses, que ma mort serve leur avenir
Peut être comprendront-ils le sens du sacrifice
La différence entre les valeurs et puis l'artifice.
Je sais qui pleurera et pourquoi,
Vous êtes les bienvenus, y aura pas de parvenus
Juste des gens de la rue
La presse people n'aura que des smicard et des sans papiers
Des costumes mal taillés, même si les mecs voulaient bien s'habiller
Ci gît La Loutre ..., Initiale SB
Une petite qui a voulu que sa vie soit comme une poésie
Et surtout va pas croire qu'y aura dix milles mecs
Je n'étais pas parti complètement en vrille.
On me jette de la terre, on dépose quelques fleurs .
Seul sous son saule pleureur : Sophie Pleure.

Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure
Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure

Mon âme monte, je vous vois tous en contre plongée
C'est ceux qui sont déjà partis que je m'en vais retrouver
Ne vous inquiétez pas (pas trop), non, je pars pour le paradis
Pas pour parader mais professer la 7ième prophétie.
J'ai tenu tête aux maîtres, aux prêtres, aux traîtres,
Aux faux culs sans cortex qui dansent encore le funky jerk.
Si c'est toi, courbe-toi, marche profil bas et tais-toi.
Recherche une aura sinon va, tiens ! gomme toi.
Excusez pour le mal que j'ai pu faire, il est involontaire
Je n’ai pas été à la hauteur
Je regrette et pour être honnête je souhaite que Dieu me fouette
Mon Dieu tu es ma lettre, c’est rien qu’a toi que je dois un peu de respect
Archange, comprend moi au nom du père (et pas du grand-père)
Certains me trouvent exceptionnellle mais j'ai pas fait l'élémentaire
Le loutre pleure, la feuille pleure, le bic pleure
Et sous le saule pleureur : Sophie pleure.

Sophie il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure
Solaar il est bientôt l'heure, Ecoute Sophie pleure

Je suis au paradis, je sillonne les plaines
A la recherche de resquilleurs dans le jardin d'Eden
J'ai contrôlé les anges, pas de haine mais pas d'ennemis
Sinon j'ai le canif et j'inaugure le meurtre au paradis.
J'ai joué au maigrelet chaque fois que l'on m'a provoqué
Contemplatif et desordonné, j'ai pardonné sans pardonner
Mais je n'étais pas une héroïne, juste une nana fait d'graisse et d'eau
Maintenant je suis une âme qui plane perdu sans stylo.
Eden exterminator, ange exterminatrice,
Videur matador du divin examinateur
M'assure que c'est par méprise que je trippe avec les anges
Et m'envoie aussitôt vers les flammes et puis la fange.

500 one + 165, 111 x 6, le code barre de l'Antéchrist
Je vois un porc et des sangliers
Le feu et le sang liés
Je prie car j'ai peur
Satan rit
Sophie pleure, Sophie pleure, Sophie pleure, ...

NON, pourquoi moi ? C'est une erreur
Gardes-moi, je suis noble de cœur
Arrêtez la chaleur, je crache sur Belzébuth
Je garderais ma foi et puis j'ai l'uppercut
Pourquoi ce blâme ? Pourquoi ces flammes ?
Pourquoi ce torréfacteur qui me crame ?
Cet âne de Chétane plane sur nos âmes
Il vit par le feu, périra par le lance-flammes
Du lac Lancelot, double A du graal
Rabbin, prêtre, imam
Priez, aidez OIM, pourquoi moi ?
Pourquoi ce karma ?
J'ai porté la foi jusqu'à la main de Fatma
Je suis comme une gladiatrice desperado
Envoyée en enfer pour une mission commando
Lucifer ne vois-tu pas que mon dieu est fort
Si nous sommes soudés, nous t'enverrons toucher la mort.
Sophie pleure, ses larmes éteignent les flammes
Libère son âme, fait renaître la Femme
Le diable est à l'agonie, unissons nos forces
Bouddha grand Architecte, Thérésa bombons le torse
Priez, aidez-moi, il chancelle, il boite
Il se consume, il fume, il n'a plus qu'une patte
Je vois qu'il souffre, je vois qu'il hurle
Il a créé le mal et c'est le mal qui le brûle
Le bien pénètre chez la bête de l'apocalypse
Comme poussé par une hélice pour que son aura s'éclipse
Raël, Ezechiel et Swell, avec la lumière combattre le mal suprême
Le mal hurle, je l'entends hurler
Des fleurs poussent, el diablo est carbonisé
Il implose, il explose,
Et de l'antimatière jaillissent des ecchymoses
Satan est mort, le bien reprend vie
A quand la terre comme nouveau paradis
On ne sait plus que faire,
On ne sait plus quoi faire
L'enfer est sur Terre et qui la gère ?


Jachère ...

Par Sophinette :: 23/10/2007 à 17:11 :: Octobre2007

Mea culpa ... !!!

Honte à moi, pas de billet posté depuis le 5 mai ... à quoi est-ce du? A l'écoeurement post-avènement de Sarkozy? Une lassitude de la modeste auteure que je suis? Manque de temps, manque d'envie, de motivation?

Un peu de tout cela ... mais j'ai bien eu le temps de me recalée dans mon nouveau rythme de travail, je suis fin prête à rebondir et à redonner de ma personne.

Les sentiments de tristesse, de lassitude et d'abbattement laissent peu à peu place à de l'espoir et à l'envie; et ce bien que tout ne soit pas (encore) réglé (peut-être cela ne le sera jamais vraiment ... personne ne peut le dire, même si je l'espère secrètement tous les jours...).

La complaisance est trop facile, trop douce presque, et, on finit par s'y oublier.

 

Mon texte est confus, opaque et limbique, mais à moi il me plaît ...

 

En tous ca j'ai eu le courage du non-renoncement, c'est bien parti, c'est (bien) reparti !

Long way ...

Par Sophinette :: 15/05/2007 à 15:58 :: Mai2007
to happy ...
ça se résume à ça, trois mots pour dire à quel point je me fais chier; que cette vie de chien n'en finira jamais...
Tu fais des trucs en pensant qu'un cercle vertueux va se mettre en place et tu attends toujours, indéfiniment ...
On m'a parlé d'une surprise hier, comme une prémonition heureuse ... à vrai dire je n'y crois pas trop ...
J'suis comme crucifiée à cette folie, engluée comme un oiseau mazouté qui n'a rien demandé; sonné par cette soudaineté, abrutie.
Y'a bien quelquechose qui me sert de colonne vertébrale, mais c'est tellement ponctuel et fugace ...
Ma gorge est plus serrée encore que le chas d'une aiguille ...

Comprenne qui pourra, certains saurons lire entre les lignes ...

J'ai mal à ma vie ...

"intellos"

Par Sophinette :: 07/05/2007 à 9:38 :: Mai2007
France des 53% voici les intellos que tu t'es choisie ! Ces nouveaux penseurs français vont incontestablement bien relever le niveau, tellement bien qu'il sera nivelé vers le bas !
Lisez ça fait rêver ...

Gilbert Montagné
Jean Marie Bigard
Jane Manson
Richard Virenque
Gérard Depardieu
Christian Clavier
Jean Réno
Fabrice Santoro
Guy Forget
David Douillet
Doc Gynéco
Bernard Tapis
Steevy
Josiane Balasko
Laurent Gerra
Enrico Macias
Mireille Mathieu
Faudel
Bob Sinclar
Martin Solveig
Roger Hanin
Pascal Sevran
Patrick Sébastien
Johnny Halliday
Alain Prost
Philippe Candeloro
Basile Boli
Pascel Gentil
...

Où sont les philosophes, écrivains, cinéastes engagés et autres penseurs ... on se le demande !
 

Mal à ma Gauche

Par Sophinette :: 06/05/2007 à 21:22 :: Mai2007
 Voilà ça c'est fait! Vous en en avez voulu, on va en bouffer.

Ca va faire mal et évidemment pas aux trois petits bourges que nous a montré France 2, les "Sixtine, Paul Antoine et autres Charles", non non, pas à eux mais aux jeunes des cités, aux anciens aux retraites de peau de chagrin, aux étudiants modestes qui vont s'enfoncer encore un peu plus dans la précarité, aux libres penseurs qui se verront muselés où leur choix de culture sera de choisir entre les séries US et la Star Ac.

J'ai mal d'être française ce soir, un peu honte aussi. Honte de cette France qui se laisse si facilement charmée par les sirènes de la droite dure, bercée par un Sarkozy au discours mâtiné de relents âcres du F Haine.

J'en ai pleuré, de me dire que l'on va morflé pendant 5 ans, que la Gauche est vraiment malade et que cela ne va pas s'arranger si cette Gauche continue à vouloir séduire le centre plutot que ses fondements, son histoire.
Que faire et comment ?

La France s'est droitisée, je ne fais pas partie et ne ferai jamais partie de cette France là.
Que ces 53% et ses noires perspectives nous donnent la force de refonder une Gauche CREDIBLE, DYNAMIQUE et VIVE, porteuse d'espoir (on peut toujours rêver... c'est encore permis et gratuit...).

A nous de jouer. Achetons nous de bonnes chaussures car les manifs va falloir les tenir. Nous allons crier, pourvu qu'on nous entende...
C'est pas Sarko qui va balayer d'un revers de manche 150 ans de luttes pour les droits élémentaires humains.



Sonnés mais pas morts
Vive la révolution
Hasta la victoria siempre
Un autre est possible ... mais pas tout de suite encore ...

Taper fort ... sinon ...

Par Sophinette :: 23/04/2007 à 15:11 :: Avril2007
Un peu sonnés, n'est-cest pas? Il n'y a plus de gauche en France, et même le social-libéralisme est à bout de souffle.
Et nul ne pourra dire que ce n'est pas le voeu du pays : la plus forte participation, comme lors de la ré-élection de Bush aux States.

Le message est clair : la France en veut, elle en aura.

Le mien tout autant : "Tout sauf Sarko"... On ne pourra pas dire qu'il y a des réserves de "sans-voix", d'abstentionnistes à convaincre. On ne pourra pas dire que la vie politique est éloignée des français.

La participation est massive et le choix du pays est très clair : de l'ordre, de l'ordre, et une bonne guerre par dessus, avec ses camps (dit "zone de transit" ou "administratifs"), ses rafles, son armée d'occupation en zone pauvre (la BAC) et tous ses collabos, ses zélés missionnaires de la discrimination, du travail pour les travailleurs travaillant (et les autres à la poubelle).
Nous aurons en prime l'eugénisme, les statistiques raciales, les communautarismes, le "dépistage" des troubleurs sociaux dès la maternelle. Nous aurons les années trente.

Il serait de bon ton d'appeler au "sursaut", de faire semblant d'y croire encore. De dire que gagner à 51 c'est pas comme d'écraser à 54 (sondages déjà...). Je sais que nous n'avons d'autre choix que d'encaisser et de se relever encore. C'est l'histoire qui veut çà. Se sont les responsabilités que l'on a décidé un jour d'endosser et que l'on ne veut pas trahir.

Mais ce sera pour demain. Aujourd'hui, je serre les dents. Je répare les volets pour me protéger de l'ouragan raciste, discriminatoire, guerrier et hystérique qu'annonce la météo électorale.

Roxy girl

Par Sophinette :: 20/04/2007 à 19:46 :: Avril2007

Zik

Par Sophinette :: 13/04/2007 à 11:49 :: Avril2007
Les paroles de la chanson qui me fait le plus de bien de tous les temps, une composition géniale de mes amis de Incubus ... Merci d'être là ... lol ... on ne se connait pas ... mais heu ... tant pis ... c'est tout comme à force !



TALK SHOWS ON MUTE



Take a bow
Pack gunpowder
Wash 'em out with buzzing lights
Pay an audience to care
"Impress me" personality

Still en-transfixed
The electric sheep are dreaming of your face
Enjoy you from the chemical
Comfort all America

Come one, come all
Into 1984
Yeah, three, two, one
Lights, camera, transaction

Quick, Your time is almost up
Make all forget that they're the moth
Edging in towards the flame
Burn into obscurity

Still en-transfixed
The electric sheep but dreaming up your fate
And judge you from the card castle
Comfort all America

Come one, come all
Into 1984
Yeah, three, two, one
Lights, camera, transaction

The foundation is canyon-ing
Fault-lines should be worn with pride
I hate to say
There's so much more
There's so much more

Enduring with the sound turned off


Surf

Par Sophinette :: 11/04/2007 à 11:35 :: Avril2007
                  Débrief de la première session de 2007.

Trés beau temps, pas un nuage!, chaud environ 18°C, eau à 12°C agrémenté d'un petit vent frais.
Vagues de 80 cm mais glassy.
Les conditions parfaites pour une remise à l'eau après un hivernage cooconage de 8 mois.

D. commence par essayer de me prendre en photo mais le temps que tout revienne ... et puis il a aussi envie de surfer lui ... ayé on est tous les 2, seuls à l'eau, seuls au monde ...

Angoisse en entrant dans l'eau... est-ce que je vais mieux surfer que cet été? Saurais-je encore même surfer?

Le bilan: oui je sais encore! et être "allégée" c'est du pur bonheur... je suis redevenue la loutre habile et agile dont le corps n'est plus un obstacle mais un outil de plaisir et de satisfaction.

Il me faut néanmoins (re)trouver mes marques, mon placement et aussi un peu de vitesse d'éxécution; mais je ne me sens pas asphyxiée ni même fatiguée... je n'ose même pas me projeter dans quelques temps ... avec encore moins de ... l'HALLU !

Il me faut continuer avec assiduité mes séances de cardio, maintenir ma bonne condition physique et brûler, brûler et encore brûler de l'énergie pour faire surfer plus qu'avec mon corps avec mon esprit ... libre.

Onfray VS Sarkozy

Par Sophinette :: 10/04/2007 à 19:34 :: Avril2007
Portrait de Nicolas Sarkozy, acte 1.


La revue Philosophie magazine m'a demandé si, sur le principe, j'acceptais
de rencontrer l'un des candidats à la présidentielles pour le questionner
sur son programme culturel, son rapport aux choses de l'esprit ou sa
relation à la philosophie. Dans la foulée de mon consentement, la rédaction
m'a rappelé en me demandant si j'avais une objection contre Nicolas
Sarkozy. Pas plus avec lui qu'avec un autre, j'aurais même consenti à
Jean-Marie Le Pen tant l'approche de l'un de ces animaux politiques
m'intéressait comme on visite un zoo ou un musée des horreurs dans une
faculté de médecine. Ce fut donc Nicolas Sarkozy.
Il me paraît assez probable que son temps passé - donc perdu...- avec Doc
Gynéco ou Johnny Hallyday le dispensait de connaître un peu mon travail,
même de loin. Je comptais sur la fiche des renseignements généraux et les
notes de collaborateurs. De fait, les porte plumes avaient fait au plus
rapide : en l'occurrence la copie de mon blog consacrée à son auguste
personne. Pour mémoire, son titre était : Les habits de grand- mère Sarkozy
- j'y montrais combien le candidat officiel drapait ses poils de loup dans
une capeline républicaine bien inédite ...
Je me trouvais donc dans l'antichambre du bureau de la fameuse grand mère
Sarkozy, place Beauvau, en compagnie de deux compères de la rédaction de la
revue et d'un photographe qui n'en revenaient pas de se retrouver dans
cette géographie de tous les coups fourrés de la République. Epicentre de
la stratégie et de la tactique politique policière, espace du cynisme en
acte, officine du machiavélisme en or d'Etat, et portraits des figures
disciplinaires de l'histoire de France représentées en médaillons
d'austères sinistres.
Arrivée du Ministre de l'intérieur avec un quart d'heure d'avance, il est
17h00 ce mardi 20 février. Début houleux. Agressivité de sa part. Il tourne
dans la cage, regarde, jauge, juge, apprécie la situation. Grand fauve
blessé, il a lu mes pages de blog et me toise - bien qu'assis dans un
fauteuil près de la cheminée. Il a les jambes croisées, l'une d'entre elles
est animée d'un incessant mouvement de nervosité, le pied n'arrête pas de
bouger. Il tient un cigare fin et long, étrange module assez féminin.
Chemise ouverte, pas de cravate, bijoux en or, bracelet d'adolescent au
poignet, cadeau de son fils probablement. Plus il en rajoute dans la
nervosité, plus j'exhibe mon calme.
Premier coup de patte, toutes griffes dehors, puis deuxième, troisième, il
n'arrête plus, se lâche, agresse, tape, cogne, parle tout seul, débit
impossible à contenir ou à canaliser. Une, deux, dix, vingt phrases
autistes. Le directeur de cabinet et le porte-plume regardent et écoutent,
impassibles. On les imagine capables d'assister à un interrogatoire musclé
arborant le même masque, celui des gens de pouvoir qui observent comment on
meurt en direct et ne bronchent pas. Le spectacle des combats de
gladiateurs.
Je sens l'air glacial que transportent avec eux ceux qui, d'un geste du
pouce, tuent ou épargnent. Poursuite du monologue. Logorrhée interminable.
Vacheries lancées comme le jet de fiel d'une bile malade ou comme un venin
pulsé par le projet du meurtre. Hâbleur, provocateur, sûr de lui en
excitant l'adversaire à se battre, il affirme en substance : « Alors, on
vient voir le grand démagogue alors qu'on n'est rien du tout et, en plus,
on vient se jeter dans la gueule du loup... » !
Je fais une phrase. Elle est pulvérisée, détruite, cassée, interdite,
morcelée : encore du cynisme sans élégance, toujours des phrases dont on
sent qu'il les souhaiterait plus dangereuses, plus mortelles sans parvenir
à trouver le coup fatal. La haine ne trouve pas d'autre chemin que dans
cette série d'aveux de blessure. J'avance une autre phrase. Même
traitement, flots de verbes, flux de mots, jets d'acides. Une troisième.
Idem. Je commence à trouver la crise un peu longue. De toute façon
démesurée, disproportionnée.
Si l'on veut être Président de la République, si l'on s'y prépare depuis le
berceau, si l'on souhaite présider les destinées d'un pays deux fois
millénaires et jouer dans la cour des grands fauves de la planète, si l'on
se prépare à disposer du feu nucléaire, si l'on s'expose depuis des années
en s'invitant tous les jours dans les informations de toutes les presses,
écrites, parlées, photographiées, numérisées, si l'on mène sa vie publique
comme une vie privée, et vice versa, si l'on aspire à devenir le chef des
armées, si l'on doit un jour garantir l'Etat, la Nation, la République, la
Constitution, si, si, si, alors comment peut on réagir comme un animal
blessé à mort, comme une bête souffrante, alors qu'on a juste à reprocher à
son interlocuteur un blog confidentiel peu amène , certes, mais inoffensif
?
Car je n'ai contre moi, pour justifier ce traitement disproportionné , que
d'avoir signalé dans une poignée de feuillets sur un blog , que le candidat
aux présidentielles me semblait très récemment et fort fraîchement converti
à De Gaulle, au gaullisme, à la Nation, à la République, que ses citations
de Jaurès et Blum apparaissaient fort opportunément dans un trajet d'une
trentaine d'années au cours desquelles ces grands noms étaient introuvables
dans ses interventions , questions qui, au demeurant, rendaient possible un
débat, et que c'était d'ailleurs pour ces raisons que nous étions là,
Alexandre Lacroix, Nicolas Truong et moi....
Cette colère ne fut stoppée que par l'incidence d'une sonnerie de téléphone
portable qui le fit s'éloigner dans la pièce d'à côté. Tout en se
déplaçant, il répondait avec une voix douce, tendre, très affectueuse, avec
des mots doux destinés très probablement à l'un de ses enfants. Le fauve
déchaîné tout seul devenait un félin de salon ronronnant de manière
domestique. En l'absence du ministre, je m'ouvre à mes deux comparses en
présence des deux siens et leur dit que je ne suis pas venu pour ce genre
de happening hystérique et que j'envisage de quitter la place séance
tenante...
J'étais venu en adversaire politique, certes, la chose me paraissait
entendue, et d'ailleurs plutôt publique, mais ceci n'excluait pas un débat
sur le fond que je souhaitais et que j'avais préparé en apportant quatre
livres enveloppés dans du papier cadeau ! Quiconque a lu Marcel Mauss sait
qu'un don contraint à un contre don et j'attendais quelque chose d'inédit
dans ce potlatch de primitifs post-modernes ...
Vaguement liquéfié, et sibyllin, le tandem de l'équipe de Philosophie
magazine voyant leur scoop s'évaporer dans les vapeurs du bureau propose,
dès le retour du Ministre, que nous passions à autre chose et que j'offre
mes cadeaux... Je refuse en disant que les conditions ne sont pas réunies
pour ce genre de geste et que, dans tous les sens du terme, il ne s'agit
plus de se faire de cadeaux.
« Passons alors à des questions ? A un débat ? Essayons d'échanger ? »
tentent Alexandre Lacroix et Nicolas Truong. Essais, ébauche. En tiers bien
à la peine, ils reprennent leurs feuilles et lancent deux ou trois sujets.
La vitesse de la violence du ministre est moindre, certes, mais le registre
demeure : colère froide en lieu et place de la colère incandescente, mais
colère tout de même.
Sur de Gaulle et le gaullisme récent, sur la Nation et la République en
vedettes américaines - disons le comme ça...- de son discours d'investiture
, sur la confiscation des grands noms de gauche, sur l'Atlantisme ancien du
candidat et son incompatibilité avec la doctrine gaullienne, le débat ne
prend pas plus . Il m'interpelle : « quelle est ma légitimité pour poser de
pareilles questions ? Quels sont mes brevets de gaullisme à moi qui parle
de la sorte ? Quelle arrogance me permet de croire que Guy Môcquet
appartient plus à la gauche qu'à la France ? ». Donc à lui...
Pas d'échanges, mais une machine performante à récuser les questions pour
éviter la franche confrontation. Cet homme prend toute opposition de
doctrine pour une récusation de sa personne. Je pressens que, de fait, la
clé du personnage pourrait bien être dans l'affirmation d'autant plus
massive de sa subjectivité qu'elle est fragile, incertaine, à conquérir
encore. La force affichée masque mal la faiblesse viscérale et vécue. Aux
sommets de la République, autrement dit dans la cage des grands fauves
politiques, on ne trouve semble-t-il qu'impuissants sur eux-mêmes et qui,
pour cette même raison, aspirent à la puissance sur les autres. Je me sens
soudain Sénèque assis dans le salon de Néron...
Habilement, les deux compères tâchent de reprendre le cours des choses,
d'accéder un peu aux commandes de ce débat qui n'a pas eu lieu et qui, pour
l'instant, leur échappe totalement. De fait, l'ensemble de cette première
demi-heure se réduisait à la théâtralisation hystérique d'un être perdu
corps et âme dans une danse de mort autour d'une victime émissaire qui
assiste à la scène pendant que, de part et d'autre des deux camps, deux
fois deux hommes assistent, impuissants, à cette scène primitive du chef de
horde possédé par les esprits de la guerre. Grand moment de transe
chamanique dans le bureau d'un Ministre de l'intérieur aspirant aux
fonctions suprêmes de la République ! Odeurs de sang et de remugles
primitifs, traces de bile et de fiel, le sol ressemble à la terre battue
jonchées d'immondices après une cérémonie vaudoue...
Tout bascule quand nous entamons une discussion sur la responsabilité, donc
la liberté, donc la culpabilité, donc les fondements de la logique
disciplinaire : la sienne . Nicolas Sarkozy parle d'une visite faite à la
prison des femmes de Rennes. Nous avons laissé la politique derrière nous.
Dès lors, il ne sera plus le même homme. Devenant homme, justement,
autrement dit débarrassé des oripeaux de son métier, il fait le geste d'un
poing serré porté à son côté droit du ventre et parle du mal comme d'une
chose visible, dans le corps, dans la chair, dans les viscères de l'être.
Je crois comprendre qu'il pense que le mal existe comme une entité séparée,
claire, métaphysique, objectivable, à la manière d'une tumeur, sans aucune
relation avec le social, la société, la politique, les conditions
historiques. Je le questionne pour vérifier mon intuition : de fait, il
pense que nous naissons bons ou mauvais et que, quoi qu'il arrive, quoi
qu'on fasse, tout est déjà réglé par la nature.

Onfray VS Sarkozy II

Par Sophinette :: 10/04/2007 à 19:33 :: Avril2007
A ce moment, je perçois là la métaphysique de droite, la pensée de droite,
l'ontologie de droite : l'existence d'idées pures sans relations avec le
monde. Le Mal, le Bien, les Bons, les Méchants, et l'on peut ainsi
continuer : les Courageux, les Fainéants, les Travailleurs, les Assistés,
un genre de théâtre sur lequel chacun joue son rôle, écrit bien en amont
par un Destin qui organise tout. Un Destin ou Dieu si l'on veut. Ainsi le
Gendarme, le Policier, le Juge, le Soldat, le Militaire et, en face, le
Criminel, le Délinquant, le Contrevenant, l'Ennemi. Logique de guerre qui
interdit toute paix possible un jour.
Dès lors, ne cherchons pas plus loin, chacun doit faire ce pour quoi il a
été destiné : le Ministre de l'Intérieur effectue son travail, le Violeur
le sien, et il en va d'une répartition providentielle (au sens théologique
du terme) de ces rôles. Où l'on voit comment la pensée de droite s'articule
à merveille avec l'outillage métaphysique chrétien : la faute, la pureté,
le péché, la grâce, la culpabilité, la moralité, les bons, les méchants, le
bien, le mal, la punition, la réparation, la damnation, la rédemption,
l'enfer, le paradis, la prison, la légion d'honneur, etc.
J'avance l'idée inverse : on ne choisit pas, d'ailleurs on a peu le choix,
car les déterminismes sont puissants, divers, multiples. On ne naît pas ce
que l'on est, on le devient. Il rechigne et refuse. Et les déterminismes
biologiques, psychiques, politiques, économiques, historiques,
géographiques ? Rien n'y fait. Il affirme : « J'inclinerais pour ma part à
penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne
sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se
suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en
sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité,
une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer,
d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les
circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense ». «
Génétiquement » : une position intellectuelle tellement répandue
outre-Atlantique !
La génétique, l'inné, contre le social et l'acquis ! Les vieilles lignes de
partage entre l'individu responsable de tout, la société de rien qui
caractérise la droite, ou la société coupable de tout, l'individu de rien,
qui constitue la scie musicale de la gauche ... Laissons de côté la
théorie. Je passe à l'exemple pour mieux tâcher de montrer que le tout
génétique est une impasse autant que le tout social. Face à cet aveu de
lieu commun intellectuel, je retrouve naturellement les techniques
socratiques du lycée pour interpeller, inquiéter et arrêter l'esprit,
capter l'attention de mon interlocuteur qui, de fait, semble réellement
désireux d'avancer sur ce sujet.
J'argumente : Lui dont chacun sait l'hétérosexualité - elle fut amplement
montrée sur papier couché, sinon couchée sur papier montré...-, a-t-il eu
le choix un jour entre son mode de sexualité et un autre ? Se souvient-il
du moment où il a essayé l'homosexualité, la pédophilie, la zoophilie, la
nécrophilie afin de décider ce qui lui convenait le mieux et d'opter,
finalement, et en connaissance de cause, pour l'hétérosexualité ? Non bien
sûr. Car la forme prise par sa sexualité est affaire non pas de choix ou de
génétique, mais de genèse existentielle. Si nous avions le choix, aucun
pédophile ne choisirait de l'être...
L'argument le stoppe. Il me semble qu'à partir de ce moment, le candidat
aux présidentielles, le ministre de l'intérieur, l'animal politique haut de
gamme laisse le pas à l'homme, fragile, inquiet, ostensiblement hâbleur
devant les intellectuels, écartant d'un geste qui peut être méprisant le
propos qui en appelle aux choses de l'esprit, à la philosophie, mais
finalement trop fragile pour s'accorder le luxe d'une introspection ou se
mettre à la tâche socratique sans craindre de trouver dans cette boîte
noire l'effroyable cadavre de son enfance.
Dans la conversation, il confie qu'il n'a jamais rien entendu d'aussi
absurde que la phrase de Socrate « Connais-toi toi-même ». Cet aveu me
glace - pour lui. Et pour ce qu'il dit ainsi de lui en affirmant pareille
chose. Cet homme tient donc pour vain, nul, impossible la connaissance de
soi ? Autrement dit, cet aspirant à la conduite des destinées de la nation
française croit qu'un savoir sur soi est une entreprise vaine ? Je tremble
à l'idée que, de fait, les fragilités psychiques au plus haut sommet de
l'Etat, puissent gouverner celui qui règne !
Lors de sa parution, j'avais lu Le pouvoir et la vie de Valéry Giscard
d'Estaing qui racontait ses crises d'angoisse, ses inhibitions le
paralysant dans son véhicule militaire de parade le 14 juillet sur les
Champs Elysées, ses prétextes pour quitter le conseil des ministres afin de
subir une injection de calmant, son désir de se faire psychanalyser (par
Lacan !) pendant son septennat, etc. Je me souvenais de confidences faites
par tel ami bien informé sur l'état psychique fort peu reluisant de Jacques
Chirac après la dissolution et sur le type de traitement psy qu'il suivait
à cette époque. Je me rappelais la fin d'un François Mitterrand , entre
voyantes et reliques de sainte Thérèse, invocations des forces de l' esprit
, croyance en l' au-delà et abandon aux médecines de perlimpinpin.
Et je voyais là, dans le regard devenu calme du fauve épuisé par sa
violence, un vide d'homme perdu qui, hors politique, se défie des questions
car il redoute les réponses, et qui, dès qu'il sort de son savoir faire
politicien, craint les interrogations existentielles et philosophiques car
il appréhende ce qu'elles pourraient lui découvrir de lui qui court tout le
temps pour n'avoir pas à s'arrêter sur lui-même.
Les soixante minutes techniquement consenties s'étaient allongées d'une
trentaine d'autres. Les deux rôles en costumes qui le flanquaient jouaient
le sablier. Je trouvais l'heure venue pour offrir mes cadeaux. Au ministre
de l'intérieur adepte des solutions disciplinaires : Surveiller et punir de
Michel Foucault ; au catholique qui confesse que, de temps en temps, la
messe en famille l'apaise : L'Antéchrist de Nietzsche ; pour le meurtre du
père, le chef de la horde primitive : Totem et tabou de Freud ; pour le
libéral qui écrit que l'antilibéralisme c'est « l'autre nom du communisme »
( il dit n'avoir pas dit ça, je sors mes notes et précise le livre, la
page...) : Qu'est-ce que la propriété ? de Proudhon. Comme un enfant un
soir de Noël, il déchire avidement. Il ajoute : « j'aime bien les cadeaux
». Puis : « Mais je vais donc être obligé de vous en faire alors ? »...
Comme prévu.
Dans l'entrebâillement de la porte de son bureau, la tension est tombée.
Qui prend l'initiative de dire que la rencontre se termine mieux qu'elle
n'a commencé ? Je ne sais plus. Il commente : « Normal, on est deux bêtes
chacun dans notre genre, non ? Il faut que ça se renifle des bêtes comme
ça... ». Je suis sidéré du registre : l'animalité, l'olfaction, l'odorat.
Le degré zéro de l'humanité donc. Je le plains plus encore. Je conçois que
Socrate le plongerait dans des abîmes dont il ne reviendrait pas... Du
moins : dont l'homme politique ne reviendrait pas. Ou, disons le autrement
: dont l'homme politique reviendrait, certes, mais en ayant laissé derrière
lui sa défroque politique pour devenir enfin un homme.
Alors que ses cerbères le prennent presque par la manche, il manifeste le
désir de continuer cette conversation, pour le plaisir du débat et de
l'échange, afin d'aller plus loin. Tout de go, il me propose de
l'accompagner, sans journalistes - il fait un mouvement de bras dans la
direction des comparses de Philosophie magazine comme pour signifier leur
congé dans un geste qui trahit ce qu'il pense probablement de toute la
corporation... Je refuse. Une autre fois ? Les deux amis ont leurs deux
paires d'yeux qui clignotent comme des loupiotes...Voyons donc pour plus
tard... Dernier mot de Nicolas Sarkozy en forme de lapsus, il est mouvement
vers la sortie : « Je suis quand même un drôle de type, non ? Je dois
convaincre soixante-cinq millions de français, et je vous dis, là, que je
voudrais continuer la conversation ! Hein ? Non ? Il n'y a pas autre chose
à faire ? Quand même... ». Soixante-cinq millions c'est le nombre des
français à convaincre d'amour, pas celui des électeurs à convaincre de
voter...

Froid

Par Sophinette :: 30/03/2007 à 16:46 :: Mars2007
Avril, bientôt ...

Les fleurs, les premiers rayons de soleil, les ballerines sans chaussettes, les lunettes de soleil, les cafés à la terrasse, les premières sessions de surf un peu fraiches mais le ciel est bleu...

Avril, vous êtes surs ?

Novembre plutôt, il tombe de la neige fondue mèlée à de la grêle sur St Malo, le ciel est plombé comme une boite de conserve, le chauffage à fond, la goutte au nez ...

On était prêt à se réveiller, comme les marmottes je vais attendre un peu ... pas envie là !

J'ai froid dedans, j'ai froid dehors ...

The Constant gardener

Par Sophinette :: 29/03/2007 à 16:44 :: Mars2007



Synopsis
Dans une région reculée du nord du Kenya, Tessa Quayle, une brillante avocate aussi militante que passionnée, est retrouvée sauvagement assassinée. Le médecin africain qui l'accompagnait est porté disparu, et tout porte à croire qu'il s'agit d'un crime passionnel.
Sandy Woodrow, Sir Bernard Pellegrin et les autres membres du Haut commissariat britannique s'imaginent que l'époux de Tessa, leur discret et modeste collègue, Justin Quayle, ne cherchera pas à prendre l'affaire en main. C'est bien mal le connaître...



Vu cet après midi, ma seule déception est de ne pas l'avoir vu au cinéma...
Quel film bouleversant! Les acteurs jouent très bien et sont tous totalement crédibles.

La bande son et les images sont également de toute beauté.
Et comment peut-on s'ennuyer devant ce film ? Certes la réalisation est originale mais elle est réussie, l'histoire est dure à s